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Pupille DDASS16 N°6

N°6 Comment le tracteur fut une composante salvatrice pour les pupilles de la DDASS.

Gémir n'était pas de mise au paradis de la mouche scatophage.N°7 suite

 Comment le tracteur fut une composante salvatrice pour les pupilles de la DDASS.
Gémir n'était pas de mise au paradis de la mouche scatophage. la suite


Le progrès venait de changer de vitesse, les chevaux devenaient rapidement obsolètes et Denis n'allait certainement pas s'en plaindre, seul encore quelques fermiers par nostalgie les ont gardés à gambader dans des prairies retirées.
La lenteur des bœufs avec leur force tranquille n'a pas résisté à ce tsunami de ce nouveau monde mécanisé, ils ont littéralement disparu d'un seul coup comme les Dinosaures à l'ère de glace..
Léon avait pris le bon train de l'évolution, il était assis en bonne place dans le premier wagon.
Le souffleur de la forge tournait à plein rendement, le poste à souder à l'arc crépité de sa flamme bleutée, la disqueuse alignait toujours plus de tours à la minute, le chalumeau tel à un laser découpé ou soudé en crachant des gerbes d'étoiles, Denis ne cassait plus de lame de scie à métaux et pour cause une tronçonneuse avait remplacé cet outil trop fragile et désuet pour la découpe du métal en grosse quantité. Un marteau-pilon avait pris place pour remplacer le marteau à frapper devant, ces deux masses de 7 kg au bout d'un long manche servaient à aplatir le fer rouge qu'il fallait utiliser en face-à-face et frapper lourdement en synchro l'un après l'autre pour ne pas donner un coup à son collègue, malgré une cadence rapide avant que le fer à forger refroidisse. Léon choisissait souvent Denis pour ce genre d'opération.

Toutes les machines agricoles étaient à transformer pour la grande arrivée du tracteur dans le vingtième siècle les attelages à traction animale étaient adaptées en attelages trois points ou en anneau d'attelage pour tracteur. Il fallait aussi fabriquer des nouvelles machines toujours plus grandes pour améliorer le rendement, le brabant à doubles socles faisait place à la charrue à quatre doubles socles, les herses d'une envergure de deux mètres étaient devenues pliantes en trois parties, développées elle faisait une envergure de travail de six mètres. Les charrettes avec leurs roues en bois ne faisaient pas long feu attelé derrière les tracteurs, il fallait donc faire des nouvelles charrettes, des tombereaux avec des essieux et des roues pneumatiques. Denis a été aussi très vite recyclé du fer à cheval, il est passé maître du pinceau, il étalait des hectolitres de minium de plomb rouge orangé qui était un antirouille hautement toxique. Il devait peindre toutes les transformations et le matériel agricole fabriqué maison, plus les pièces forgées et la serrurerie(véranda, rampe d'escalier, clôture, etc.) les mains de Denis étaient souvent recouvertes de cette saloperie d'antirouille à la couleur non-discrète qui s'accrochait fortement à la peau, car Léon n'avait toujours pas trouvé utile d'équiper Denis avec des gants de protection.

Les premières moissonneuses batteuse ont étouffé ce gros tracteur vert (Société Française) à poulie qui puait l'huile brûlée et qu'on pouvait entendre le bruit de son moteur particulier de « boum, boum » à quinze km à la ronde quand il se rendait dans les fermes pour les battages.
L'entrepreneur de la moissonneuse-batteuse passait de ferme en ferme, il travaillait jour et nuit sur la période des moissons quand une panne avait lieu, c'est en hélicoptère que le dépanneur du concessionnaire se rendait sur les lieux de la panne. C'était la fin de la grande solidarité du voisinage et de la famille qui se rassemblaient à tour de rôle à l'occasion de chaque opération des battages de la moisson, ce serait maintenant du chacun pour soi et a chacun son tour.
Denis appréciait cette marche en avant du progrès dans ce monde rural qui n'était qu'un énorme ogre avec un appétit insatiable de main d’œuvres au rabais qui ne pouvait que provoquer des placements aléatoires et obligatoires qui n'étaient qu'un pis-aller trop souvent merdique dans des fermes qu'ils imposaient à des adolescentes ou adolescents de la DDASS sans pouvoir sortir de cet entonnoir sélectif que l'encadrement de l'agence leur avait confectionné sans aucune sortie de secours, sans l’impossibilité de s'enrichir d'une autre culture, la vraie celle de la société normale et des encyclopédies universelles. Denis avait déjà compris que la mécanisation du matériel agricole allait supprimer des milliers de bras, et que le tracteur était le merveilleux allié pour accompagner les pupilles adolescents dans une autre vie que rurale et aller vers d'autres choix et d'autres horizons pour atteindre peut-être un meilleur futur surtout plus ac
cessible.


N°7 La charte de la DDASS entre parents nourriciers et l'administration.

Gémir n'était pas de mise au paradis de la mouche scatophage

Je vous livre quelques pages de ce livret des années 1950 elles vous apporteront surement une meilleure compréhension sur mes écrits. Sa lecture y est parfois surprenante même que parfois nous avons l'impression qu'il a été édité au dix-neuvième siècle. Dans ce livret du pupille de la DDASS qui est la mémoire de l'enfance du pupille. Il y avait beaucoup de recommandations et d'obligations sans presque aucun contrôle seulement sur dénonciation ou alors sur r.d.v, afin de préparer l’accueil et le pupille. Sinon on y parle aussi beaucoup d'argent (pension, prime, frais, récompense, indemnité) pas d'amour, pas de bisous, pas de tendresse affectueuse, toute cette douceur n'était pas consignée dans la charte. Seule l'obligation de nous traiter avec bonté et douceur sans jamais nous infliger aucune punition corporelle ni privation de nourriture là franchement je pense que nous étions tombés dans le pays des bisounours et que cela ne devait pas manger de pain de l'écrire, car le soir personne venait voir si l'enfant avait passé une journée normale. Personne non plus n'était là pour constater que l'enfant allait souvent se coucher le ventre vide sans raison.

Personne non plus ne sourcillait de voir toujours ce putain de martinet à porter de mains de la nourrice...

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Pupille DDASS16 N°8

N°8 Auguste parle d'une autre vie....

La forge de Léon

Suite N°8 gémir n'était pas de mise au paradis de la mouche scatophage.

De biens belles rencontres. Les chouettes hululent le désespoir dans les nuits profondes de Saint-Léger.

Deux ans se sont écoulés à Saint Léger Denis à 17 ans.

Une curieuse manifestation d'Auguste qui me parle d'une autre vie possible...

Rien a changé pour Lili toujours là, avec sa ponctualité digne d'une horloge nucléaire sur sa Mobylette bleue toujours le même itinéraire et son visage était toujours renfrogné.
Les clients de la forge étaient des personnages hétéroclites après l'amiral, voici le vrai châtelain celui-ci n'était pas fauché comme la plupart des propriétaires qui vendaient les cadeaux de familles empoissonnées impossibles à entretenir châteaux ou maison bourgeoise en cause les nombreuses fuites du toit. Lui il était le châtelain de Porcheresse avec une ferme proche mais non attenante exploitée par des métayers la famille Roche une famille plutôt sympathique et généreuse. D’ailleurs, Léon avec Denis y avait confectionné le premier système de la région anti-panique dans l'étable, en cas d'incendie le fermier n'avait plus qu'à lever un levier à l'extérieur de l'étable pour libérer en une seule manœuvre toutes ses vaches de leurs attaches indépendantes. Le châtelain enfant du pays faisait sa fortune en Afrique, il n'était que rarement dans sa vaste demeure. Il venait à la forge pour s’enquérir de l'avancement de sa future œuvre d'art que Léon lui confectionner avec la maestria d'un grand artiste tout était forgé au marteau les décors, les fleurs, les volutes, le châtelain était enchanté de cette grande rampe qu'il voyait déjà installée à son escalier principal à l'intérieur de son château qu'il rénovait avec goût et avec des grands moyens financiers pour s’acquérir des matériaux les plus nobles et de haute qualité. Quand il apparaissait dans l'atelier Éliane était tout en ébullition ses yeux pétillaient, ses joues rougissaient de bonheur, ils se tutoyaient, ces deux-là enfants, ils avaient dû passer des moments agréables sur les bancs de l'école primaire.Le châtelain dans son costume Cardin bleu marine avec le gilet à la doublure rouge où pendait la chaîne en or d'une montre à gousset, une cravate à pois avec la pochette assortie à la chemise bleu ciel l'ensemble en soie de chez Hermès, boutons de manchette nacrés, ceinture Louis Vuitton en crocodile avec une boucle dorée de la forme du monogramme LV, chaussures de luxe Charles Jourdan, le tout dans un halo délivrant des envoûtants effluves de caractère qui semblaient venus d'ailleurs d'une fragrance estivale fleurie et sucrée qui avait le don de réveiller la vitalité et la bonne humeur associée à une surprenante émanation de sous-bois de fougère et de genêt, donnant une perception olfactive supplémentaire du patchouli. Tout était en ordre chez cet homme une coupe au rasoir, cheveux gominés. Denis était fasciné par l'élégance et l'aisance de cet homme avec son sourire parfait, la richesse était son oxygène, pourtant pas bégueule il n'hésitait pas à chaque fois qu'il passait de venir toucher la main de Denis.

De voir cet homme-ci raffiné et cette Ferrari rouge étincelante en arrêt dans la cour de la forge pour Denis c'était un moment aussi ubuesque et inconcevable que de voir un tracteur rouge McCormick à l’arrêt place Vendôme avec un paysan en bleu de travail chaussé de bottes vertes terreuses, entrant dans la boutique de Van Cleef & Arpels.

Il y avait aussi Dupuis un bon client un jeune trentenaire à la voix forte et rugueuse, une force de la nature une montagne qui s'écroulait devant une seringue.
Il y avait le père gauduchot malgré tous les lingots d'or qu'il avait autour du ventre, il avait un hérisson dans le porte-monnaie Léon passait sa vie à lui courir derrière après chaque récolte, il était organisé comme certaines de nos administrations qui éclatent leur budget annuel sur trois mois et après, il fallait attendre neuf mois pour espérer percevoir un règlement. Le père Gauduchot avait tout compris à sa mort ses deux filles et son fils avait chacun leur ferme, il s'était donné les moyens le vieux grippe-sou, il n'achetait que le sel, le poivre et l'huile, la chicorée le reste était pris sur l'exploitation uniquement, même le poisson était pêché dans son étang.
Il y avait aussi les mamies des alentours que Denis surnommait les veuves noires, elles étaient méchantes et jalouses entre elles et en plus, elles étaient pingres, Denis n'a jamais pu obtenir une pièce quand il venait changer leur bouteille de gaz.
La pire, c'était la Galteau elle habitait à plus de dix kilomètres Denis en vélo est allé la dépanner, car elle, c'était enfermée dehors sans aucune possibilité d'entrer chez elle, Denis avec l'aide de son trousseau de plusieurs passes, il avait réussi à lui ouvrir la porte sans faire de dégât, la porte ouverte la mémé s'est engouffrée dans sa maison en claquant la porte sur le nez de Denis pour simple remerciement.

Le jeudi, il y avait ce doux son du klaxon du fourgon blanc Peugeot au nez de boxer. C'était le boucher de Blanzac Denis adorait ce monsieur, car grâce à lui, il allait se régaler à midi malgré la radinerie d’Éliane à lui servir une petite tranche de ce merveilleux steak frites qui n'était que tendresse pour les papilles de Denis. Qu'il était bon de vivre un si rare moment...
Il y avait aussi monsieur Bessac un riche propriétaire, il possédait un vignoble de l'autre côté de la route un monsieur d'un certain âge qui venait de marier son fils, la noce à durée une semaine. Quand il effectuait l'entretien de sa vigne avec l'aide de sa locataire à qui il louait une belle maison aux volets verts dans le centre du village. Une médisance persistante encore une ! Circulait que dans la vigne, ils n'utilisaient pas que le sécateur et la binette.

Il y avait aussi cette rumeur tenace sur ce curieux jeune ménage pratiquant le triolisme composé d'un homme et de deux filles sœurs jumelles, toutes les deux rousses et plantureuses. Ils louaient une maisonnette au milieu des vignes au propriétaire de l'usine.
Là aussi, tout était prétexte pour venir rôder autour de la maison pour y chercher quelques indiscrétions salaces.
À la Saint-Jean, la mairie du village organisait la fête de la fraise, la fraise n'était qu'un prétexte pour organiser cette énorme beuverie de pastis sur la place publique, Denis n'avait pas eu le temps de dire bonjour à tous les clients de Léon que, déjà, il était sur un bateau ivre pris dans cette tempête des 40e rugissant et des 50e hurlant quand une vague scélérate de pastis a largué Denis sur un radeau qui n'était que son lit, Éliane voyant la mer si agitée autour de lui, elle avait vite placé une cuvette au sol. Il a fallu beaucoup de temps après à Denis pour pouvoir avaler une seule goutte de cette maudite boisson anisée.

La plus belle rencontre amicale que Denis ait pu faire, pendant une soirée d'été alors qu'il accompagnait Léon pour une urgence dans une ferme de Porcheresse, une bâtisse en pierre de taille, elle paraissait ancienne, elle avait un style bourgeois, bien entretenue et elle était magnifique. Monsieur Chevalier était un homme élégant, sourd et muet, il avait fait appel à Léon pour soigner l'un de ses bœufs qui s'était blessé à un sabot d'une patte arrière. Pour intervenir sur la blessure, Léon devait faire coucher le bœuf, ce qui n'était pas chose facile même à trois la bête n'était pas décidée à s'allonger, elle avait la puissance redoutable d'un éléphant. Enfin, une fois installée sur le côté, il fallait rapidement la sangler et enchaîner l'animal entre un arbre et un anneau scellé au mur de l'étable la bête les pattes entravées eut tôt fait de se calmer. Léon dans une position à genoux non appropriés pour travailler avec son buffle toujours plus exténuant, il pouvait quand même intervenir en toute sécurité pour désinfecter la plaie et lui placer un nouveau fer. Un peu plus tard une jeune fille apparue avec un pichet d'eau et quelques verres chacun prit un verre pour étancher sa soif de cette chaude soirée. Elle avait 18 ans Denis pensait « un sourire d'elle et il quitterait immédiatement son patron » elle accompagnait monsieur Chevalier elle était sa voix et ses oreilles. Elle était magnifiquement belle, elle s'appelait Michelle elle était sincèrement la première et la plus belle rencontre que Denis est pu faire dans sa vie de chien cette soirée-là.

Mais malgré le sourire de Michelle, Denis était bien reparti avec Léon, car il était tard 21 heures et il avait une trop grande faim pour se laisser aller à son projet utopique. Denis revit par la suite Michelle, il passait fréquemment en soirée, il se rencontrait dans le garage sans porte de monsieur Chevalier. Elle était, elle aussi une pupille de la DDASS différente à celle de Denis, elle avait eu beaucoup de chance d'obtenir ce placement comme employée de maison chez ce couple elle y était très heureuse. Michelle avec le temps était devenue une sœur, une véritable amie elle partageait les spleens fréquents de Denis, c'est elle qui lui soignait souvent les bobos et ses lèvres coupées qui était l’œuvre de Patrick qu'elle détestait aussi profondément que Denis pouvait le souffrir et le vomir. Elle avait le cœur sous la main et une tendresse qui étonnait Denis à chaque apparition, ces instants étaient magiques, toujours prête à lui rendre service, comme lui faire les ourlets de ses pantalons neufs elle lui repassait aussi son blazer quand il était trop froissé, souvent le samedi soir elle lui prêtait son solex neuf à la place du vélo sans éclairage d'Auguste pour aller danser dans les bals populaires des villages environnants.

Encore une autre bien belle rencontre celle d'Anne-Marie 16 ans une petite brunette mignonne la frange au ras des yeux elle avait la douceur d'un chaton, Denis avait l'habitude de la rencontrer souvent le dimanche après-midi au seul cinéma de la ville de Blanzac. Un dimanche ensoleillé alors qu'ils avaient délaissé le balcon du cinéma, ils se promenaient main dans la main en flirtant gentiment, ils eurent la mauvaise idée de s’arrêter par discrétion dans un jardin proche du château de Blanzac, pour se protéger des regards obliques des passants.

D'avoir piétiné les plates-bandes du jardin du coiffeur, cela fut une énorme erreur et d'une conséquence irréversible sur leur relation. Ce délateur ! Cette langue de pute ! ce cancanier de coiffeur, le jour même il avait déjà essaimé toute la rue principale de Blanzac de sa médisance fielleuse tous, ce qui était de l’espèce humaine avec des oreilles, les commerçants, le curé, les notables, et les autres étaient informés que la petite Anne-Marie s'était fait surprendre dans les bras de ce grand couillon de Denis. Le lendemain, le père d'Anne-Marie voulait déjà en découdre avec Denis, mais Léon n'a pas flanché ni tergiversé, il lui a fait comprendre que ce n'était pas une bonne idée de vouloir défoncer à coups de bâton son apprenti, alors qu'il n'y avait rien de répréhensible, qu'entre deux adolescents du même âge qu'il puisse y avoir un flirt. Eliane pour ne pas être en reste avait rajouté "il faut savoir rentrer ses poules quand le voisin lâche son coq" Léon ce jour-là avait sauvé Denis d'une bonne raclée. Bien, plus tard après l'orage, Denis ne revit plus jamais Anne-Marie pourtant ses fréquents passages en bas de sa maison.

Léon avait réussi au bout de la troisième fois son permis de conduire, la 2CV fut soulagée de changer de main pour la première fois, elle atteignait les 90 km/h en quatrième, ce qui n'était pas le cas avec la conduite d'Éliane qui en deuxième passait plus de temps à klaxonner au lieu de changer les vitesses.
Des stratus cumulus nimbus noirs s’amoncelaient dans le ciel de Saint léger. Les chouettes hululent le désespoir dans les nuits profondes de Saint-Léger.
La buffle de Léon devenait de plus en plus handicapante et une intolérable souffrance pour Léon.

Essoufflée par sa haine cérébrale, la main de la maman d'Éliane s'est crispée et raidit avec la même fermeté que celle de la serre de l'aigle sur sa trique pour se défendre arme à la main afin de corriger sa déraison mentale dans un baroud d'honneur avant de fermer définitivement ses yeux si fatigués et épouvantés par ses fantômes ennemis qui la harcelaient sans cesse...

Patrick à fait son retour sur l’échelle de la haine il est passé à 9,sur une échelle de 10, mais heureusement il a buggé au beau milieu de sa terreur déferlante.


Le chat Toto 12 ans, plombés par la vieillesse, donc moins vif à la chasse à la souris il ne chopait plus que la plus lente, il finit un jour à ce petit jeu par attraper celle qui était bourrée de souricide, ce qui lui fut fatal au pauvre Toto, il a eu la force de se trainer jusqu'au bas porte de la maison, couché, il miaulait sa douloureuse souffrance et son adieu à Léon qui faisait peine à regarder à genoux avec son bol de lait, en essayant de lui versait maladroitement du lait dans la bouche, il restait là impuissant face à l'agonie de son amour de chat, il savait maintenant que son épaule resterait à jamais à nu à chaque fin de repas, les ronronnements de son ami ne seront plus définitivement...

Denis debout sur les pédales pour gravir cette infernale côte en virage juste avant l'entrée du village de Saint-Léger, c'est pile à ce moment là en plein effort que le cadre de son vélo s'est brisé à deux pas de la grange de feu Auguste, c'était certainement le dernier signe d'Auguste à Denis qui s'est retrouvé couché dans le fossé indemne sans blessure. Comme-ci Auguste voulait rompre définitivement ce lien entre son vélo et Denis.

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