La Charente, le Limousin, pour les orphelins parisiens. Ensuite viendra la Creuse pour les Réunionnais.

Pourquoi les enfants pupilles de la DDASS devaient-ils subir la double peine… ?

L’abandon était ensuite conditionné par une mutation d'office et incognito en rase campagne, très loin pour que ses jambes n'aient pas une sérieuse envie de fuguer pour sortir de cet ultime qui devait l'étouffer dans une profonde agonie pour surtout ne plus l'entendre, afin de ne ressentir aucune résipiscence de s'en être débarrassé aussi brutalement tout en sachant maintenant que le ciel de cet enfant ne sera qu'un dégradé de noir à la Soulages sans jamais obtenir un léger contraste de bleu qui aurait pu lui faire croire qu'une véritable adoption n'était pas cette loterie où il n'y avait que des perdants.

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Jules Verne a effectué le tour du monde en 80 jours alors que moi ça fait plus de 70 ans que je  fais seulement le tour de ma propre personne... 

Ce jeune homme de vingt ans en 1968 à quoi, pensait-il ?

Que d'ici l'an 2000 les voitures voleraient alors qu'actuellement, elles se traînent à 80 km/h aussi lamentablement que la Mobylette qu'il possédait à dix-sept ans. Les gendarmes étaient à cette époque des Saint-Bernard de la route avant de devenir des serviteurs du fisc.

Lui pensait furieusement à l'amour libre de la génération hippie, voilà maintenant que la jeunesse doit utiliser des capotes et des masques pour survivre à une relation virussée aussi dévastatrice que celle d'une mante religieuse après son accouplement, au lieu de vivre une jouissance pleinement goûtée dans les volutes d'une cigarette Styvesant après l'amour.

Ce jeune homme constate que le futur s'est bien moqué de la naïveté de ses 20 ans.

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botte de paille à la fourche

Lieu similaire où nous étions accueillies.

Pupilles de la DDASS, nous n'étions que des" filles ou des fils de garce" chez la plupart de nos familles d’accueil..

 

Pupille de la DDASS enfant, j'ai connu de multiples maisons, elles me rappellent trop souvent plus de mauvais souvenirs que les bons moments. Les placements, dont la maltraitance était légion, avec sa formule itérative "tu n'es qu'un fils de garce bon à donner aux gorets".

Sans revoir les visages de ces salauds qui pour quelques sous m'ont hébergé sans aucun contrôle surprise de l'administration directement à leurs domiciles. Aujourd’hui, ils dorment d'un sommeil sans réveil dont je ne prendrais même pas la peine de placer un chrysanthème fané à leur côté et leur cracher mon mépris de toute cette noirceur endurée de leur vivant.
Les pierres avec le temps n’effacent pas les souvenirs, elles ne font que les enfuir profondément. 

Si un jour vous voyez un homme à genoux pleurer sur un éboulis de pierres, c'est qu'il a besoin de se débarrasser de ses larmes acides qui le rongent depuis son enfance, surtout ne haussez pas les épaules, car lui, il sait ce que veut dire être malheureux comme des pierres, bien qu’elles soient dépourvues d'une âme et d'une réflexion et d'un quelconque sentiment.

Pendant la période de leur belle splendeur, quand elles se dressaient fièrement les unes sur les autres à la verticale et qu'elles étaient indestructibles, elles devenaient un rempart pour couvrir les pires et les meilleurs secrets de ses occupants. 

Voyez-vous maintenant cet homme larmoyant tenir en main une des pierres avec une infinie précaution, car elle porte encore la couleur de cette chambre funeste qu'il exècre maintenant au plus haut point, alors qu'enfant, face aux redoutables adversités régnantes, il s'agrippait à ce mur pour rester debout, c'était son dernier rempart pour poursuivre un semblant hymne à la vie qui n'est plus maintenant que cet éboulis de pierres qui finira par enfouir solidement cette période avec ses enfers chimériques et cauchemardesques tout en lui laissant un trou béant dans son cœur.


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Les pensionnats : Les sanitaires, le réfectoire,le dortoir, la salle de classe, le bâtiment.

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Concernant ces médocs n’ayez aucune crainte, en tant que jeune rat de laboratoire nous en avons testé déjà un bon nombre. Compris les granulés, les ampoules, les gouttes, les suppositoires, et des sirops infectes et toute sorte de pommade.

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Quelques pages concernant le règlement du carnet du pupille.

La charte de la DDASS entre parents nourriciers et l'administration.

Je vous livre quelques pages de ce livret des années 1950, elles vous apporteront sûrement une meilleure compréhension sur mes écrits. Sa lecture y est parfois surprenante, même que parfois, nous avons l'impression qu'il a été édité au dix-neuvième siècle. Dans ce livret du pupille de la DDASS qui est la mémoire du pupille enfant. Il y figure beaucoup de recommandations et d'obligations, on y parle aussi beaucoup d'argent (pension, prime, frais, récompense, indemnité) mais jamais d'amour, pas de bisous, pas de tendresses affectueuses, toute cette douceur n'est pas consignée dans la charte. La seule l'obligation était de nous traiter avec bonté et douceur sans jamais nous infliger aucune punition corporelle ni privation de nourriture, là franchement, je pense que nous sommes tombés dans le pays des Bisounours et que cela ne devait pas manger de pain de l'écrire, car le soir personne venait voir si l'enfant avait passé une journée normale. Personne n'était là pour constater que l'enfant allait souvent se coucher le ventre vide sans raison.

Personne n'a sourcillé non plus de voir toujours ce putain de martinet à porter de mains de la nourrice...

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Pour lire la suite vous devez cliquer sur l'onglet en haut de cette page.N°1 " Gémir n'est pas de mise au paradis du chaos."